Publications

Texte fondateur de la civilisation chinoise et maître d’oeuvre de sa philosophie, le Yi Jing est devenu aujourd’hui patrimoine de l’humanité. Le Livre (Jing) des Changements (Yi) a longtemps été pris pour ouvrage de divination, mais, en réalité, il ne révèle rien qui doive être l’objet d’une croyance irrationnelle. Ses 64 hexagrammes ne sont aucunement censés « prédire l’avenir ». Mais leur structure et les commentaires qui les accompagnent, imprégnés de sagesse taoïste et confucéenne, peuvent aider tout un chacun à trouver l’adéquation harmonieuse entre le projet qu’il mène et l’ensemble dans lequel il s’inscrit. Ainsi, le Yi Jing devient un outil moderne d’investigation, à la fois pour l’action quotidienne et pour la connaissance de soi. Ce maître livre de stratégie nous est offert ici comme il ne l’avait jamais été : la traduction de Cyrille J.-D. Javary, précise, concrète, débarrassée des interprétations fantaisistes qui ont longtemps faussé l’image du Yi Jing en Occident, est enrichie de mille informations inédites et passionnantes sur les subtilités des idéogrammes chinois. Les commentaires du traducteur et de Pierre Faure, dont le travail approfondi est le fruit d’une longue pratique, renouvèlent en profondeur l’utilisation du Livre des Changements, véritable manuel d’aide à la décision.
Ce monument d’une culture si lointaine, étonnant plan du monde « en mouvement », devient, par cette présentation unique, un chemin offert à tout lecteur pour saisir en profondeur l’originalité de la pensée chinoise… et pour se comprendre lui-même.

Texte capital de la pensée chinoise et compagnon de son histoire depuis plus de trente-cinq siècles, le Yi Jing est le grand livre du Yin et du Yang. Il a servi de vocabulaire et de référence à la civilisation du Fleuve Jaune, où il a joué le même rôle fondateur que le Discours de la méthode de Descartes pour la modernité occidentale. À la découverte de cet étonnant « Livre des Changements », Cyrille J.-D. Javary nous fait remonter jusqu’à sa source première : pour se renseigner sur l’opportunité d’une entreprise, les anciens Chinois, à l’âge de Bronze, observaient les fendillements provoqués par une source de chaleur sur des carapaces de tortues. De ces traces linéaires sont nés à la fois les traits rectilignes des figures du Yi Jing – les « hexagrammes » – et les courbes élégantes des idéogrammes chinois.
En suivant l’évolution du Yi Jing et de ses diverses interprétations au cours des siècles, Cyrille J.-D. Javary nous ouvre à une perception de l’intérieur du mode de pensée chinois. Univers saisissant où s’entrecroisent des pratiques oraculaires ancestrales, les structures de l’écriture idéographique, les entretiens de Confucius, l’héritage des grandes dynasties… L’auteur souligne aussi l’écho de ce passé dans la langue quotidienne et l’histoire récente de la Chine. Il montre les distorsions imposées à cette grande tradition par une vision dévalorisante du Yin et de la femme, détournant le Yi Jing de ce qu’il a de meilleur à nous apprendre.
Pour les utilisateurs du Yi Jing, qui disposent aujourd’hui de la nouvelle traduction du texte original par Cyrille J.-D. Javary (Albin Michel, 2002), ce livre ouvrira de surprenantes perspectives.

« Yin-Yang » est le nom donné en chinois au fonctionnement de tout le vivant. Cette unité changeante, ce mouvement incessant, cette danse de tout l’univers se dit en un seul mot. Or, en français comme dans toutes les langues occidentales, « Yin » et « Yang » sont deux mots. Voilà où commence le quiproquo…
Cyrille Javary nous introduit dans l’esprit chinois à travers cette clé essentielle : « Yin » n’est pas plus une entité que « Yang », ils n’ont pas d’existence propre. Car l’hiver n’est pas « l’hiver », mais ce qui deviendra l’été, avant de redevenir hiver… Chacun est le futur et le passé de l’autre, sans qu’on puisse leur attribuer une substance, une quelconque fixité.
S’il heurte toutes nos habitudes de pensée, ce genre d’énoncés peut nous conduire à une compréhension plus subtile du monde, et nous aider à mieux aborder les problèmes que nous rencontrons. Ainsi que l’écrit Danielle Elisseeff dans sa postface, « cet ouvrage opère une petite révolution. Tout se passe comme s’il parvenait à déplacer le curseur de nos perceptions et de nos émotions… » À travers mille exemples concrets, l’auteur nous entraîne dans un passionnant voyage dans le temps, jusqu’à l’aube du néolithique…

On ne pense pas, on n’imagine pas, on ne sent pas de la même façon en Chine et en Occident. Ce constat déroutant doit nous interpeller : notre vision du monde n’est pas universelle, elle est un héritage culturel qui imprègne notre quotidien autant que notre philosophie. Nous avons donc tout à apprendre d’un monde si différent et qui entend aujourd’hui jouer un rôle de premier plan.

Cyrille Javary, dont on connaît le talent d’initiateur à la culture chinoise, nous livre ici une synthèse à la fois profonde et ludique des dynamiques à l’œuvre dans le « penser » chinois. Ce n’est pas l’essence des êtres et des choses qui est centrale dans cette perception du monde, mais le changement incessant, la dialectique féconde entre Yin et Yang, le subtil balancement entre Terre et Ciel.

Cyrille Javary nourrit son propos de mille anecdotes du quotidien, mais aussi de la grande Histoire de la Chine, pour nous faire découvrir de l’intérieur cette civilisation à la fois antique et ultra-moderne.

La langue chinoise fourmille de proverbes, maximes, dictons.

Ces expressions toute faites, perles de culture ciselées par les siècles, transmettent de manière allégorique et légère des vérités exemplaires et morales. Condensations de récits légendaires et fabuleux, issus le plus souvent de faits historiques ou directement issus des grands classiques chinois (Confucius, Laozi, Yi Jing, etc.), ces sentences, connues de tous les Chinois, appuyées le plus souvent sur l’évocation d’un événement historique précis, sont en même temps une ouverture à la sagesse chinoise traditionnelle et un éclairage sur l’histoire millénaire de ce grand pays. Mais ces proverbes sont aussi, pour l’étudiant qui progresse dans l’apprentissage de la langue et de la culture chinoise, comme pour l’homme d’affaires qui s’y rend pour y nouer de fructueuses relations un atout exceptionnel. En effet, ces expressions connues de tous sont un mode de communication délicat qui permettent d’en dire beaucoup en quelques mots. Ce sont des condensateurs d’intentions et d’expressions.

Pour rendre en français toute la richesse et l’arrière plan de ces perles de sagesse, il a fallu l’amicale alchimie culturelle qui liait les deux auteurs : l’un chinois venu vivre en France, l’autre français poussé vers la Chine par l’étude du Yi Jing, le vieux classique chinois.

Quelles sont les valeurs éthiques et spirituelles des Chinois, et en quoi peuvent-elles nous parler ?

Les mots « dieu », « esprit », « immortalité » ont-ils pour eux le même sens qu’en Occident?

Le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme sont-ils des croyances, des philosophies, des sagesses ? À partir de sa connaissance intime de la Chine, Cyrille Javary, auteur d’une monumentale traduction du Yi Jing, nous introduit à la perception qu’ont les Chinois eux-mêmes de leur univers spirituel et nous donne les clefs pour l’appréhender. Du chamanisme archaïque et toujours vivace aux cultes contemporains, tel celui de Mao, en passant par les enseignements de Lao Zi et de Confucius, il retrace avec clarté une histoire plurimillénaire de rivalités  autant que de dialogues et d’influences. Surtout, il nous montre ce que ces sagesses ont d’universel.

 

Qu’elle exerce sur le monde occidental un pouvoir de fascination ou qu’elle suscite des craintes, la Chine est devenue incontournable. Pourtant, plus elle s’immisce dans notre vie quotidienne, plus elle semble lointaine et mystérieuse.
Pour nous ouvrir les portes de l’univers et du mode de penser chinois, Cyrille Javary s’est livré à une sorte d’inventaire à la Prévert en racontant les mille et une histoires que contiennent les idéogrammes. Conçus il y a trente-cinq siècles, restés inchangés dans leurs principes, ces signes, qui sont des dessins d’idées, véhiculent des valeurs tout en suivant une logique singulière. Comment font donc les Chinois pour écrire les produits de la modernité tels que Coca-Cola, e-mail ou laser ? Et quels caractères utilisent-ils pour désigner les idées nées en Occident comme « république », « jeux olympiques » ou « liberté » ?
C’est à ce jeu réjouissant et instructif que nous invite Cyrille Javary : découvrir les multiples facettes d’un pays par son idéographie, sans avoir besoin d’apprendre à parler, voire à écrire, la langue chinoise moderne.

 Pédagogique, cet ouvrage présente l’histoire et l’actualité du message de Confucius.

Profondément moderne, sa pensée nous invite à éprouver la joie à travers un processus de constante amélioration personnelle.

Cet ouvrage commence par situer Confucius dans l’histoire de la Chine. Il décrit ensuite l’évolution et la postérité de sa pensée.

Enfin, il présente l’enseignement de Confucius sur les questions politiques, sociales et personnelles.

Un cahier de 16 cartes détachables en fin d’ouvrage est consacré aux disciples de Confucius et, à l’occasion de cette nouvelle édition, le texte a été revu et augmenté.

C’est à une joyeuse et savante pérégrination que nous convie Cyrille Javary, au coeur de l’univers étrange des nombres écrits en idéogramme.

Omniprésents dans la vie quotidienne comme dans la culture lettrée, dans les allégories, les proverbes, les carrés magiques, les jeux, le calendrier, le Yi Jing, les palais de la Cité Interdite, et les discours des dirigeants politiques, les nombres sont des emblèmes méconnus qui nous ouvrent les portes de la symbolique chinoise.

Une foule d’anecdotes, de détails historiques, étymologiques et socioculturels, livrés avec humour, ponctuent ce travail érudit pour le plus grand plaisir du lecteur. 

Le Yi Jing ou  » Classique des Changements « , en résumant soixante-quatre situations-types de la vie quotidienne sous forme de figures abstraites appelées hexagrammes, a pour ambition d’offrir un outil permettant de se repérer dans une réalité en perpétuel changement. Cyrille Javary montre ici tous les rouages internes de ce livre fondateur de la civilisation chinoise, injustement relégué sous nos latitudes au rayon divinatoire des librairies et des bibliothèques. Rares sont ceux qui réalisent qu’ils ont entre les mains à la fois le socle de toute la pensée chinoise et l’une des plus fascinantes machines à connexions que l’esprit humain ait pu produire.

Moutonnement infini de toits jaunes scandé de murs pourpres se reflétant dans les douves, la Cité Interdite de Pékin, le plus grand ensemble palatial du monde, offre un spectacle unique, celui d’une ville d’une beauté à couper le souffle. Ce chef-d’oeuvre est un décor grandiose dont la principale fonction est de mettre en scène la grandeur de l’empereur – garant de l’harmonie du monde et de l’ordre universel – et de proclamer la vertu fondamentale du Yin et du Yang. La beauté est venue de surcroît.


Illustrée par les magnifiques dessins de Patrice Serres, cette promenade au coeur de l’urbanisme symbolique impérial découvre les principes qui, depuis des siècles, fondent et ordonnent le pouvoir en Chine.