Lieux de Chine

Conférences

Shanghai, Reine des années (2000) trente

Fille naturelle de deux empires défunts, Shanghai a toujours été une ville hors-normes. Son destin, modelé par les Britanniques, bridé par les années Mao, retentit aujourd’hui. Reine des années trente, Shanghai entend bien le redevenir. L’exposition de 2010 a confirmé son rôle de leader dans l’ouverture chinoise et dans l’inventivité architecturale. Retraçant les grandes étapes de cette ville cheminant entre histoire, et symbolique urbaine, cette conférence montre comment les cicatrices de l’histoire se transforment en modernité.

La cité pourpre interdite

Si la Cité Pourpre Interdite est si magnifique, c’est parce que dans son plan comme dans sa décoration, rien n’a été conçu pour des raisons esthétiques. Chaque détail, chaque emblème ont été choisis dans un seul but, évoquer, et donc invoquer l’harmonie Yin-Yang dont l’empereur est le pivot et le garant. La beauté est venue de surcroît.

Une découverte en image de cet agencement infini de cours et de portes, de palais et d’avenues, de dénominations et de bâtiments, de symboles et d’emplacements.

Tai Shan, la montagne à l’ombre de Confucius

Le Tai Shan est le plus important des cinq pics sacrés de l’ancienne Chine. Aujourd’hui encore nombre de Chinois gravissent les 7.000 marches qui mènent à son sommet. Confucius, la plus importante figure de la Chine ancienne vivait à Qufu non loin du Tai Shan dont il a, lui aussi, fait l’ascension. Cyrille Javary évoquera en images ces deux géants de la culture chinoise ainsi que la ville de Qufu et Kong Lin, la « forêt des Kong », lieu magique et paisible où Confucius repose, entouré de tous ses descendants directs depuis 77 générations, le plus vaste cimetière privé du monde.

Les montagnes sacrées de Wudang

Entre le bassin du Fleuve Jaune et celui du Yangzi, s’élève la chaîne des monts Wudang. Depuis le 7° siècle, appréciant la qualité de son « qi », de nombreux taoïstes s’y sont installés. En 1368, au moment de la reconquête sur les Mongols, Zhang San Feng un grand maître taoïste y fonda une école d’arts martiaux, dédiée à Zhenwu, le « guerrier noir », qui deviendra aussi fameuse que celle de Shaolin. Et puis à l’orée de la dynastie des Ming, l’empereur Yongle (1403-1424), fondateur de la Cité Interdite de Pékin qui se considérait comme une réincarnation de Zhenwu, y fera construire huit palais imposants, trente-six vastes monastères, ainsi que nombre de kiosques, ermitages et pavillons isolés qui forment aujourd’hui la parure architecturale de Wudang shan, inscrite au patrimoine culturel mondial de l’Unesco en 1994.

Pingyao, la Carcassone Chinoise

Située au cœur de la Chine ancienne, entre Xi’an et Datong, oubliée de la modernité qui emporte les capitales modernes, réchappée de la folie destructrice des Gardes Rouges qui ne rêvaient que d’une table rase, Pingyao, blottie contre ses magnifiques remparts datant de l’époque des Ming, a tout récemment été décrétée par l’UNESCO partie intégrante du patrimoine de l’humanité. Au cœur de ses ruelles, au détour de ses arcades, c’est toute l’intimité quotidienne d’une authentique ville chinoise que nous offre cette merveille surgie intacte du passé.

Tulou, ces maisons-forteresses Hakkas au Fujian

Les Hakkas sont un peuple chinois différent des autres. Forcés il y a 2000 ans de quitter leur région, le bassin du fleuve Jaune, ils ont longtemps erré avant de se fixer dans les provinces méridionales, Fujian et Guangdong, où ils ne furent pas les bienvenus. Ils prirent donc l’habitude de s’installer à plusieurs dizaines de familles dans de grandes maisons-forteresses centrées sur l’autel de leurs ancêtres. Classées aujourd’hui par l’Unesco au patrimoine de l’humanité, ces forteresses familiales donnent à voir un art unique du vivre ensemble en accord avec les antiques principes de la géomancie.